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Le petit déjeuner

Comment partager avec vous ce sentiment délicieux vécu ce matin ?
Dire qu’il suffit de s’arrêter, de se poser, pour vivre un moment que l’on pourrait qualifier d’extase ?
On devrait d’ailleurs plutôt le nommer « instase » tant le mouvement est bien plus en direction de l’intérieur qu’une sortie vers l’extérieur.

C’était au petit déjeuner.
C’était si puissant qu’il m’a fallu un effort pour me lever mais cette chaleur délicieuse dans mon cœur ne m’a pas quitté même lorsque j’ai versé l’eau chaude de la bouilloire électrique dans la théière de céramique grise.
J’étais assis et je m’étais juste mis en suspens, tranquillement, en douceur et l’intensité d’un torrent de vie a jailli, a traversé mon soleil intérieur en irradiant de mille feux laiteux.
Puissiez-vous connaître les délices du jardin de votre cœur et vous retrouver écrasé d’amour, comme cela, sans raison autre que celle de s’être tourné vers votre soleil intérieur.

Comme est-ce arrivé ? Comment cela est-il devenu si simple, si fort…?
Il a fallu un jour l’activer ce soleil, puis apprendre à le cultiver avec assiduité pour un jour, comme aujourd’hui, le contempler comme un arbre de lumière qui aurait poussé dans le corps.
L’activer comment ?
Par syntonie en présence d’un grand frère qui a déjà un tel arbre en lui et qui sait en partager les fruits. Cela ne peut pas se passer autrement, c’est impossible sinon. Avec quelle force serait-ce réalisable ? Il faut la lumière d’un même soleil, une lumière identique mais plus mûre et beaucoup plus puissante, capable de vibrer au point d’éveiller le centre solaire de l’autre.

Et ensuite ?
Il a fallu comprendre ce qui s’était passé, au moins suffisamment pour l’acter et puis décider de cultiver cette graine précieuse avec constance et discipline.
Apprendre à respirer avec ce soleil, apprendre le sentiment solaire, apprendre la pensée solaire. En bref, apprendre à élever tout son être, là maintenant, parce que c’est ce qui est juste et que je le veux.

Et finalement ?
Il n’y a pas de finalement, pas de fin à cette croissance merveilleuse.
Toute la vie se transforme, sans lutte, sans guerre, même sainte.
L’arbre de lumière grandit à la mesure de l’attention, de la constance qu’on lui apporte.

Si vous faites cela…
Alors la joie deviendra vôtre à chaque instant de votre vie et bien au-delà.

Roland Perret Énergéticien

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Le Chat dans la bouteille

Je me suis réveillé avec ce genre de rêve dont l’apparente absurdité nous étonne. Ce rêve était si étrange que l’envie me prit de le laisser flotter devant mon esprit pour tenter de le percer à jour. La meilleure des méthodes, je le savais, était de ne rien penser du tout, juste d’en maintenir ses images devant mon esprit silencieux.
Et là, ce fut une révélation fulgurante de profondeur ! Une leçon qui ne pouvait provenir que des plus hauts lieux de connaissance et de sagesse. Une leçon des Maîtres…

Le rêve:
Il y avait un chat dans une bouteille étroite. Il était plié en deux, la tête vers le haut. La bouteille était remplie d’eau, le laissant à peine respirer. Il ne semblait pas souffrir mais plutôt attendre tranquillement qu’on le délivre.
Tout autour de la bouteille, il y avait des gens qui tentaient de faire sortir le chat de sa prison de verre. Les uns après les autres essayaient de le saisir par la tête ou les pattes antérieures, sans succès.
J’étais là à observer leur manège puis j’intervins.
« Vous ne savez pas vous y prendre, dis-je, je vais vous montrer ! »
Je m’avançai, saisi la bouteille et d’un geste franc, couchai la bouteille sur le côté. Toute l’eau s’écoula et le chat retrouva sa liberté !

Je vous avais prévenu, un bien étrange rêve…
Je vais pourtant pouvoir vous en révéler les clés telles qu’elles se sont imposées à mon esprit étonné.
La bouteille.
La bouteille, c’est le corps de l’homme, son enveloppe. Ne sommes-nous pas enfermés dans nos limitations, bridés dans l’expression de notre être profond et véritable ?
Elle est en verre. Si nous pouvons voir à travers l’épaisse couche de verre de notre personnalité, nous n’avons qu’une vue déformée de la réalité à travers la couche épaisse de nos projections et autres conditionnements.
L’eau.
L’eau dans la bouteille augmente encore notre manque de visibilité. Si l’élément terre est le symbole du corps, qu’est-ce que l’élément eau , si ce ne sont nos émotions fluctuantes, nos pensées plus ou moins informelles ? La bouteille est remplie d’eau, elle prend trop de place, le chat ne peut sortir à cause d’elle. L’eau est l’image de notre personnalité, c’est notre moi, avec notre caractère, nos valises, les opinions que nous avons faites nôtres. C’est notre personnalité, mais notre petite personnalité, celle qui est enfermée dans la bouteille de nos concepts étriqués.
Le chat.
Le symbole n’est pas courant… Sa signification s’est révélée avec fulgurance dans mon esprit. Plus tard, quelques recherches ont confirmé sa symbolique dans ce cas précis.
Si vous donnez « votre langue au chat », c’est bien parce qu’il est le gardien des secrets… Le chat en rêve est un symbole reconnu de liberté. Râ, le dieu solaire égyptien prenait la forme d’un chat.
À mon réveil, j’eus la certitude avec ce sentiment qui accompagne les révélations, que ce chat figurait le soleil endormi en l’homme, son moi divin, son essence divine, son véritable moi.
Seul l’homme peut l’éveiller.
Mais l’homme ne sait plus s’y prendre…
La foule
Personne ne savait comment faire, même les plus érudits ne parvenaient pas à sortir le chat. Tous essayaient de l’agripper et de le tirer par les pattes, avec force palabres et discussions.
L’humanité est savante de si nombreuses futilités et curieusement tellement ignorante lorsqu’il s’agir de l’essence même de son être.
Coucher la bouteille
Faire sortir l’eau du corps ! Quelle puissante manière de mettre l’accent sur la formidable transformation à opérer !
L’image de l’accouchement est venue plus tard en racontant le rêve, mais est tellement évidente : l’homme cherche à accoucher de lui-même. S’il ne sort pas l’eau, le chat divin ne pourra pas se libérer !
«  Je te le dis, si un homme ne naît d’eau et d’Esprit, il ne peut entrer dans le royaume de Dieu. » (Jean 3)
Il s’agit de renaître au Soi. Cette deuxième naissance est attestée par tous les enseignements sacrés et on nous parle d’éveil et de libération. Il faut nous libérer de notre « bouteille d’être ».
Le message le plus fort de ce rêve est de sortir toute l’eau de la bouteille.
Toute la personnalité ordinaire doit s’effacer pour permettre à la personnalité solaire de prendre sa place. C’est à ce prix seulement qu’on devient un véritable serviteur de lumière. « On ne met pas de vin nouveau dans de vieilles outres » (Matthieu).
Il s’agit bien, sans concessions, de se laisser laver par le vin nouveau et son ivresse, de se laisser transfigurer par le feu de l’Esprit. C’est à cette condition que l’Homme nouveau renaîtra, c’est à cette condition que le Moi divin en nous pourra reprendre son trône.
Les anciens rose-croix parlaient d’ « intervertissement des personnalités ».
Il s’agit de transformer notre eau en lumière par le feu de notre volonté et libérer Râ, le dieu-chat cosmique qui siège dans notre coeur.
La pratique solaire fait plutôt chauffer l’eau de la bouteille, elle la purifie puis l’évapore dans un bouillonnement de joie lumineuse.
Ce que ce rêve nous apprend en mettant l’accent sur le fait de coucher la bouteille, c’est à oser changer de paradigme en prenant le contrepied d’un développement égotique, de quitter nos peurs liées aux changements et de se laisser transformer par l’énergie de la lumière.
Le coeur-soleil pourra alors déployer sa gloire.

Roland Perret Énergéticien

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Notre véritable nature

Fatigué d’errer dans la plaine nappée du brouillard de mes pensées
Je m’assis dans l’herbe, cherchant à tâtons le cœur de mon monde
Je me souvins alors que j’avais à mon côté une épée de volonté
La lame jaillit, éclair illuminant mon ciel
Sa lumière dissipa les vapeurs atones, laissant apparaitre une fontaine à quelques pas.
Je m’en approchai
C’était une source de joie, étincelante de mille feux miroitants
Ô miroir, dis-moi qui je suis ?
Tu es celui qui n’a pas de forme, sinon celle de l’amour
Tu es le voyageur immortel
Et j’entendis et je remerciai le miroir
Ce fut alors que la voûte céleste se tendit en un doux sourire
Unifiant les particules dispersées de mon être, rassemblant la multitude
Pour me révéler le visage de mes amis, mes frères,
Architectes discrets de ma nature d’amour.

Roland Perret Énergéticien